Wolf Creek est une saga d’horreur australienne construite autour de Mick Taylor, un tueur en série interprété par John Jarratt, et de voyageurs confrontés à l’immensité isolée de l’outback. Le cratère de Wolf Creek, formé par un météorite il y a plusieurs milliers d’années, sert de point de départ aux deux films : un site touristique qui devient un lieu de menace. Le premier volet suit trois jeunes randonneurs venus traverser le désert australien. Quand leur voiture tombe en panne, un homme leur propose de l’aide, mais ils se retrouvent bientôt captifs et traqués. Le film a été présenté de façon ambiguë comme « basé sur des faits réels » ; son intrigue comporte des éléments comparables aux crimes d’Ivan Milat et au meurtre de Peter Falconio en 2001.
Réalisé par Greg McLean, Wolf Creek, sorti en 2005, installe les figures et le cadre de la saga : John Jarratt en Mick Taylor, face aux randonneurs incarnés par Cassandra Magrath, Kestie Morassi et Nathan Phillips. Le décor désertique et l’isolement du groupe donnent à l’horreur une dimension de survie, tandis que la rencontre avec le tueur fait basculer le voyage. Pour Wolf Creek 2, sorti en 2013, Greg McLean reprend la réalisation et Jarratt retrouve son rôle. Le récit change de victimes : un jeune couple allemand, Katarina Schmidt et Rutger Enqvist, traverse l’Australie en auto-stop et se rend au cratère. Faute de voiture pour les emmener, ils s’installent dans une tente sur place, tandis que Mick Taylor est de retour.
La saga conserve donc son réalisateur, son interprète central et son territoire, mais renouvelle les personnages poursuivis d’un film à l’autre. Le premier film pose la confrontation entre trois randonneurs et leur prédateur ; le second reprend le même lieu avec un couple de touristes et élargit aussi sa distribution, notamment avec Ryan Corr, Ben Gerrard et Shane Connor. Ces deux épisodes forment le cœur de la collection : l’un établit la menace et l’univers, l’autre les prolonge sans changer de figure centrale. Wolf Creek plaira aux amateurs d’horreur brutale, de récits de traque et de huis clos à ciel ouvert, ainsi qu’à ceux qui apprécient les films de survie où l’isolement du paysage compte autant que le danger humain.